P2 | Insouciance

Temps de lecture : 2 minutes

Je suis dramatique jusqu’au bout des doigts, le genre à regarder par la fenêtre.
À contempler les bâtiments d’un air un peu bête, pour se plaindre appuyé de pourquoi.

Je suis insouciant, je crois. Notamment de la chance que j’ai.
Je suis focalisé sur mes antécédents, sans m’apercevoir que je m’en suis déjà échappé.

Qu’est-ce qui ne va pas chez moi ?
J’utilise trop souvent l’urgence de danser.
Une excuse flagrante afin d’éviter les vagues de ma préface, mon immaturité.

J’espère que ce n’est pas important d’être confus sur à peu près tout.
Mon ignorance abrite une foi inexplicable, qui m’amène à présumer que je serais intercédé par un hypothétique ’’nous’’.

Je suis romantique, parfois.
Je m’attendris pour n’importe quoi.
Je donne l’occasion à n’importe qui d’émietter mes perceptions, se foutre de moi.

Pouvez-vous attester que j’ai le droit au bonheur ?
Si seulement je réalisais que je suis trop émotif pour confier mes secrets, sans mon cœur.

Ai-je toujours été comme cela ?
Je crois que c’est le cycle de l’insouciance, la période où vous ne savez pas.

Le moment où vous sous-estimez que chaque décision peut tout bouleverser.
C’est étrange, spécialement lorsque je constate à quel point je tergiversais.

L’insouciance, cette prétention d’aborder le monde.
De s’indigner sans maintien, quand, souvent, vous contribuez à la ronde.

J’étais dramatique jusqu’au bout des doigts, je regardais couramment par la fenêtre.
Je contemplais les bâtiments d’un air un peu bête, pour me plaindre à coups de pourquoi.

L’insouciance, ce luxe d’estimer que l’univers tourne principalement autour de vous. Celui d’être indécent face à notre chance…
Du moins, jusqu’à ce que vous tombiez réellement à genoux.

6 Commentaires

0
    0
    Votre panier
    Votre panier est videMDSH Store