3.12 | Les directions

Temps de divertissement : 2 minutes

Où se trouve le milieu, le centre de ton empathie ?
C’est le point où tu arrêteras de tout contourner, de te comporter comme un abruti.

Crie-le à plein poumons, tu n’en reste pas moins précis.
Souviens-toi de cette soirée, de son odeur, qu’à cet instant, tu rétrécis.

Perdre ta tête est un mécanisme élémentaire, une forme de thème récurrent.
Tu pars du constat que tu es limité, obsolète. Que tes neurones ont foutu le camp.

On peut te pousser vers l’issue de secours, tu adopteras des postures réactionnaires.
Tu changes promptement de trajectoire, à naviguer dans la continuité de ton atmosphère.

Tu sors, t’alcoolises pour fuir l’ennui.
Tu acceptes de te mélanger à un individu que tu ne connais guère, anesthésié d’une trop longue nuit.

Tu aurais dû couper ton téléphone, te coucher sans contraintes, t’endormir.
Ne plus te placer à l’intérieur d’artificiel, à banalement t’étiqueter martyr.

Tu as insisté pour rester derrière, comme si on allait te laisser choisir.
Tu as perdu la totalité de tes sens, de tes repères. Avant de grotesquement, t’évanouir.

À toi qui fuyais les marionnettistes, n’est-il pas absurde qu’il utilise ton corps, sans t’impliquer ?
Tu sais comment montrer tes crocs, néanmoins, tu ne pourras pas le mordre, ni répliquer.

À toi qui escaladais les échelons, n’est-il pas ironique de les dévaler ?
Perdre ta tête est un dispositif vital, afin d’accepter la pilule, prendre ton verre d’eau et surtout, l’avaler.

Alors… où se trouve la fin, les directions vers la sortie ?
C’est l’étape où tu arrêteras de cacher ce qu’il vient de transparaître, de te juger responsable pour les directives d’autrui.

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