3.12 | Les directions

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Où se trouve le milieu, le centre de ton empathie ?
C’est le point où tu arrêteras de tout contourner, de te comporter comme un abruti.

Crie-le à plein poumons, tu n’en reste pas moins précis.
Souviens-toi de cette soirée, de cette odeur, qu’à cet instant, tu rétrécis.

Perdre ta tête est un mécanisme élémentaire, une forme de thème récurrent.
Tu pars du constat que tu es limité, obsolète. Que tes neurones ont foutu le camp.

On peut te pousser vers l’issue de secours, tu adopteras des postures réactionnaires.
Tu changes promptement de trajectoire, c’est inoffensif tant que tu navigues dans la continuité de ton atmosphère.

Tu sors, comme à ton habitude, t’alcoolises pour fuir l’ennui.
Tu acceptes de te mélanger à un individu que tu ne connais guère, anesthésié d’une trop longue nuit.

Tu aurais dû couper ton téléphone, te coucher sans contraintes, t’endormir.
Ne plus te placer à l’intérieur d’artificiel, à banalement t’étiqueter martyr.

Tu as insisté pour rester derrière, comme si on allait te laisser choisir.
Tu as perdu la totalité de tes sens, de tes repères. Avant de grotesquement, t’évanouir.

À toi qui fuyais les marionnettistes, n’est-ce pas ironique qu’il utilise ton corps, sans t’impliquer ?
Tu as eu l’habitude de montrer tes crocs, pourtant, tu ne pourras pas le mordre, ni répliquer.

À toi qui escaladais les échelons, n’est-il pas absurde de les dévaler ?
Perdre ta tête est un dispositif vital afin d’accepter la pilule, prendre ton verre d’eau et surtout, l’avaler.

Alors… où se trouve la fin, les directions vers la sortie ?
C’est l’étape où tu arrêtes de passer sous silence ce qu’il vient de transparaître, de te juger responsable pour les directives d’autrui.

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