3.10 | L’ennui

Temps de lecture : 1 minute

Je n’arrive pas à m’y faire, l’ignorance de moments fortuits.
J’intensifie mes intérêts délétères, pour ne pas se grappiller à l’ennui.

Je l’avoue, j’exagère. De temps à autre, je me divertis.
L’ennui continue de marteler mes sentiers, afin que je l’invite.

L’ennui mon cher, as-tu besoin d’amis ?
Si je dois être sincère, j’en ai assez que tu me dévisages, que ça t’encourage, quand tu m’incites.

J’apprends à m’en défaire, à contrer tes principes que j’ai béni.
Je ne doute pas que tu aimes l’excursion, ce qui m’indiffère. Mes complications que tu bafoues, que tu dénies.

Mon complice, mon frère, moquerais-tu mes fastidieux délits ?
Je te conforte, c’est involontaire, je concevais sérieusement à te virer de mon nid.

Je m’éparpille, m’étale par terre, aux témoignages de tes inepties.
Je deviens un loup solitaire, à chaque fois que tu me décomposes et m’envahis.

J’ignore si entre nous c’est monétaire, si c’est défini.
Je préfère me foutre en l’air, que d’éteindre mon infime potentiel en ta compagnie.

Ne me dis pas que je suis celui qui le suggère, qu’on peut être un bon parti.
Tout est partout, tu prolifères, lorsque j’étrangle la vérité, je la renie.

Mon doux compère, j’ai transgressé les procédés que tu fabriques.
Dorénavant, je resterai sur ma planète, plutôt que d’éroder les mystères que tu abrites.

Mon acolyte, ma paire, tu n’auras plus aucune emprise.
Il ne manque qu’une lettre d’adieu, des somnifères, reliés d’une languette sur ta valise.

Quand je ne sais pas m’y faire, je cultive mon ignorance, à revendiquer que je m’instruis.
J’abuse d’intérêts délétères, dès que je fricote et me chamaille avec l’ennui.

Je m’exclus, j’exagère. Progressivement, je m’enfouis…
L’ennui, mon cher, pourrais-tu m’indiquer pourquoi je fuis ?

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