2.11 | Un air de tango

Temps de lecture : 2 minutes

Je m’agace lorsque tu mens.
Quand tu triches, dès que tu prends ton temps

Ça me dépasse quand tu amorces un combat, un développement spécifique.
Lorsque tu souhaites m’abattre ou plus vulgairement, un autre contact physique.

C’est inespéré que tu sois capable d’assécher mon âme.
Cette synchronisation, dès que tu viens te pendre à mon cou.

C’est inexplicable mon indulgence à la suite de tes impostures, de tes trames.
De nous divertir à coups de disputes, d’averses et d’irrémédiables mises à genoux.

Peut-on y arriver ?
Un air de tango, une démarche assurée.
J’ai envie de mener la marche, de te conduire par le bout du nez.

Touche-moi fermement, plutôt que de retrousser tes manches.
Détruis-moi scrupuleusement, qu’importe si dans les profondeurs, je ne suis pas étanche.

À contretemps et à contrecœur.
Tu montes le son, tu demandes plus d’à-coups, moins d’ampleur.

Soudainement, j’ai l’intuition que nous allons nous estropier.
J’en ai marre de prendre les devants, de coopérer assidûment, de te marcher sur le bout des pieds.

Est-ce de ma faute si nous prétendons vivre une relation utopique ?
Quand la porte se ferme, je coule sous ta jalousie passagère, nos arguments réfractaires, ainsi que tes monologues rhétoriques.

En guise de réponse, tu contestes, tu exagères, tu t’excuses.
Je ne quantifie plus tes menaces, celles que tu as dissimulé sous des ruses.

Peut-on capituler, sans bavasser ?
Un contretemps à contrecœur, une ambiance chargée, je t’envoie valser.

Puis-je me replier, sans m’empêtrer ?
Je me sens à l’étroit dans tes cloisons, tant tu t’acharnes prodigieusement à tout cloîtrer.

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