2.8 | Devant cette porte

Temps de divertissement : 1 minute

Ce soir, je scanderai ton nom, j’embrasserai ta silhouette.
Je vais crier combien tu m’es vital, j’infiltrerai ta captivante petite tête.

Je m’en fiche si, quelquefois, tu laisses une mauvaise impression.
Je ne peux pas dénouer les aprioris que tu possèdes, à coups de baisers, à coups de fusions.

Je languis ton arrivé, mais surtout, de te mettre à nu.
Je te glisserai un sourire, un regard, comme si nous étions de parfaits inconnus.

Est-il étrange que je souhaite te serrer dans mes bras ?
Est-il absurde que je demeure fasciné, à t’idolâtrer dans mes draps ?

J’assemble des millions de répliques, pour faire évoluer la situation.
J’imagine passer par l’humour, la désinvolture ou plus généralement, m’associer à tes injonctions.

Est-il trop tôt si je révèle que je t’apprécie, sincèrement ?
Si j’explique que ma fierté me rend insoutenable, un tantinet énervant ?

J’affirme mes exigences, conteste mes précédentes décisions.
J’assiste tes milliers de promesses, avec des centaines de fictions.

Téméraire, je m’encourage, je rassemble des mots.
Je te construirai un assemblage qui tient, quelque chose de beau.

Devant cette porte, j’élabore des rimes, de la poésie.
Je rêve de changer la donne, qu’on nous dévisage de jalousie.

Est-il trop tard si je m’offre à toi, dès maintenant ?
C’est stupide, je n’ai pas tenté de l’avouer avant.
Que pouvais-je bien te dire, en m’approchant ?

Salut, c’est moi.
Tu trouveras ça idiot, mais… je te désire éperdument.

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