2.6 | La pluie d’été

Temps de lecture : 1 minute

Une alchimie soudaine, qui peut bouleverser.
La pluie d’été s’abat et d’un coup de foudre, me voilà renversé.

Une chaleur intolérable, aggravée par mes avis.
Tu m’amènes à faire le point sur la marche à suivre, le sens de la vie.

J’ai déclaré avoir eu assez de dilemmes pour les dix prochaines années.
Que je n’abuserai plus de plates excuses, de plans sur la comète qui ne se concrétiseront jamais.

Tu m’as juré que j’allais abroger mes barrières, essuyer les situations.
J’ai consenti que je craignais de revenir en arrière, de revivre un dixième de la même équation.

Ce n’est pas toi qui me déçois, ce sont mes réflexes qui m’importunent.
Je compense des dysfonctionnements que tu ne saisis pas, quelques lacunes.
L’obsession dégoulinante de flotter dans ton regard amer, où se reflète la lumière de la lune.

Puis-je m’emparer de tes mains ?
Fais-moi sentir que je ne suis pas un brouillon, un crétin.
Assure-moi que je ne me débats pas à contre-courant, en vain.

Je sais que je t’épuise, tu voudrais que je m’arrête, que j’en profite.
C’est parce que tu ignores le goût de la malchance, tu n’appliques pas le concept d’aller trop vite.

Il a fait si chaud aujourd’hui, ça en était presque insupportable.
J’étais submergé par nos déclarations accidentelles, à t’épingler d’un océan débordant de minables.

Quand, subitement, une goutte tiède est tombée sur ton poignet.
Tu t’es mis à rire, comme si cela venait tout bonnement de te soigner.

Et d’un peu d’eau, nous avons subi une averse.
La pluie d’été a avalé mon mélodrame, elle a épongé ma détresse.

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