2.4 | Jusqu’à la prochaine

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Tu habites l’espace, pour qu’on te cueille.
Tu t’épanouis en cadence, à tout égaliser.

Tu rythmes ton organisme avec de l’énergie, un certain seuil.
Tu familiarises tes pulsions, tu allègues pouvoir les canaliser.

Tu gigotes, tu estimes que tu l’as bien mérité.
Tu ne disposes pas d’intrigue singulière, pourtant, tu t’acharnes à décrire ton étanchéité.

Tu bouges machinalement, tes épaules en témoignent.
La frénésie et l’indécence de ton discours les accompagnent.

Tu t’exposes avec envergure, repars te ravitailler.
Tu embrumes tes secousses factuelles, en rajoutes une couche, tu les idolâtres, à tout détailler.

Ce soir c’est une urgence, un tandem oppressant.
Tu t’ajustes pour ne pas finir statique, tu profites sans limite de montant.

C’est un mécanisme réfractaire, celui de t’échapper, momentanément.
Tu vides toutes les tensions de ton corps, tu pondères ton scepticisme, solennellement.

Tes jambes en attestent, tu tiens encore debout.
Tu as beau être lassé, tu joues l’imperméable lorsqu’on te traîne dans la boue.

Tu danses, tu bouges, tu vis au travers du son.
Tu mesures tes pas, ondules tes bras, traverses les pulsations.

Tu désamorces ponctuellement les mélodrames, te jettes dans la foule par états d’âme, dépourvu de modération.

Tu fais abstraction du réel et ses frictions, tu es resplendissant sous les néons,
Enfin, jusqu’à la prochaine… la prochaine chanson.

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