2.3 | Madame séduction

Temps de lecture : 1 minute

Connaissez-vous cette beauté fatale, à la limite du poison ?
Son cœur est impénétrable, elle neutralise son appétit par sa raison.

Je côtoie cette fille idéale, une plastique que tant d’individus aiment encenser.
Elle est ravissante dès son réveil, divine au point que cela en paraît insensé.

Délicate et pétillante.
Elle se révèle inoubliable, indéniablement charmante.

L’antithèse est banale, elle sauterait d’une falaise, même sans harnais.
Elle représente un synopsis qui vous rend pâle, celui qui remplit toutes les marges de votre carnet.

Assurément, madame séduction s’en sert.
Elle ondule ses hanches, déploie du caractère, elle ne divulguera pas comment son étau se resserre.

Ses cheveux de sirène prolongent le moindre de ses mouvements.
D’un battement de cils elle amorce un conflit, retourne la terre, son magnétisme n’est qu’un aimant.

Elle maîtrise les normes, elle est capable de se les approprier.
Elle racontera tout de même à quel point elle est insatisfaite, incapable de les répertorier.

Madame séduction incarne une œuvre d’art, une fascination exposée.
Cependant, elle ne conçoit pas qu’elle est convoitée, l’équivalence d’une pièce rare dans un musée.

Elle prône qu’elle ne supporte pas les hommes, qu’ils sont pesants.
Mais, ce soir, elle prendra les abus d’un beau-parleur, en guise de pansement.

Fictivement légère, parfaitement déphasée.
Elle revendiquera qu’elle aime se taire et bradera son effervescence, d’un ultime baiser.

Je connais une beauté implacable, un phénomène, une attraction…
Laissez-moi donc vous la présenter, elle s’appelle madame séduction.

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