1.12 | Le balcon

Temps de lecture : 2 minutes

À l’aise dans tes pompes, confortable dans ta tête.
Tu vas peut-être dans la mauvaise direction, néanmoins, tu ne fais pas comme tous ceux qui s’arrêtent.

Tu prônes du sensationnel, de l’extraordinaire.
Tu réagis en aval, tu plaides que tu es prisonnière.

Tu veux de l’amour, réparer les injustices de ton enfance.
Malgré cela, je ne te vois pas assumer tes responsabilités, dissocier tes actes, ainsi que ta complaisance.

Alors, tu projettes à ce que l’on t’apprécie.
Prouver à quiconque que tu es une personne importante, au travers de péripéties.

À quoi bon être important, si c’est pour l’être auprès de n’importe qui ?
Tu n’essaies pas de le tempérer, te risques à un égotisme démesuré, via des portions d’euphorie.

Tu touches préférentiellement les nuages, anesthésies méthodiquement tes circuits.
Tu te comportes comme les trouillards qui disculpent leurs contraintes, ceux qui déguerpissent dans la nuit.

Tu ne voudrais pas redescendre quelques instants ?
Revenir à ce qui est réel, la liberté telle quelle, te satisfaire du présent.

Je sais qu’il est tard, que tu ne veux plus qu’on aborde tes inconsistances.
Je culpabilise quand tu persévères à les renier sous l’influence d’une molécule, dans l’abus de substances.

Il est plus facile d’insinuer que les autres sont responsables, de t’infliger une dose mortelle.
Si lunaire d’argumenter que ce n’est que de la poudre aux yeux, une infime mise en parallèle.

Le balcon a pris l’allure d’un squat qu’on aurait dû éviter.
Sans m’en rendre compte, je l’accompagne se détruire pour chaque usure, à chaque stupeur, sur chaque montée.

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