1.8 | Doux Paris

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Je marche, esseulé et sous la pluie, je me balade, extasié, dans les rues de Paris.
Le dimanche la Seine me donne la dalle, je te baptise, me lamente, sur les privilèges que tu m’as pris.

Je trinque Paris, douce capitale, à nos odyssées singulières et leurs débris.
Quand j’ai la flemme, je n’ai plus tellement d’espace, dans ma cage où je péris.

Paris, suis-je redevable de tes tangentes, de tes défis ?
Ô toi, douce capitale, que j’envoie balader d’un coup de taxi.

Si c’est conforme, tu pourras me soumettre. À des chimères, pour une inconnue.
L’inespérée, l’imprévisible, l’indomptable, j’arpente tes arrondissements et toutes tes vues.

Je veux tes lumières sur mon moral, une chambre de bonne pour les jours gris.
Je parie que t’en as déjà marre de mes lamentations, sur la capitale et ses périples.

Doux Paris, que j’ai la dalle. Péniblement, que je t’envie.
Vas-tu me concéder une place, pour quelques cartons et mes soucis ?

Tu m’emmêles, c’est infernal, je perds le sommeil, ne mange plus.
Ô pour toi, je me ferais la malle, me déplumerais pour une entrevue.

Je prévois notre prochaine escapade, je m’attarde sur tes tendres rues.
J’imite ceux qui possèdent tes mœurs, ne t’apprécient guère, même quand ils te mettent à nu.

Que je m’inquiète, que ça m’obsède, quand me veux-tu ?
J’envie tes habitants, ainsi que tes coutumes.

Ceux qui partent à ta conquête, tandis que moi ?
Je ne peux t’entrevoir qu’à travers le prisme de ma plume.

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