1.3 | Désarçonné

Temps de lecture : 1 minute

Je dois m’approprier les règles, apprendre à oser.
Je m’ordonne d’évoluer, assidu, de ne plus me décomposer.

Je me demande si un jour, la difficulté sera remplacée par du banal.
Si à un moment ou à un autre, les paramètres arrêteront une bonne fois pour toute de me faire autant de mal.

Je possède tellement d’étiquettes, d’incohérences à mon sujet.
Je rejette les répercussions, les vêtis de cafés, de cigarettes. Je me couvre d’un imaginaire débordant, en dessous de mes préjugés.

Je suis piégé dans les règles de mon quotidien.
Inutile de crier à l’aide, puisque personne n’entend jamais rien.

Je déteste les gens, je méprise comment le monde est construit.
Je hais la manière hypocrite dont me traitent les passants, cette manie qu’ils ont de confectionner du bruit.

Je déambule à enfoncer des portes depuis longtemps condamnées.
Je m’atrophie pour chaque désillusion, à chaque silence, sur chaque année.

Devrais-je envisager la vie comme une bataille permanente ?
Considérer que je ne suis pas à la bonne place, à sublimer des bons moments ?

Si je délimite mon ressenti, j’arrêterais éventuellement de m’effondrer.
De retranscrire un idéalisme incertain, de passer pour quelqu’un d’effronté.

Je deviendrai un autre individu, j’effacerai les mauvaises notes.
Je ne sais pas comment soigner mon âme, ne plus ressasser mes fautes.

Ce n’est qu’un piège que je cultive, une cage que j’ai entièrement façonnée.
Je m’égosille, je m’époumone, je crie à l’aide et m’éternise là, désarçonné.

6 Commentaires

0
    0
    Votre panier
    Votre panier est videMDSH Store